vendredi 28 avril 2017

En avoir ou pas ?

Bien d’accord (ce n’est pas toujours le cas) avec M. Edwy Plenel sur la campagne d’entre deux tours, dans son interview au Soir. Extraits.

Il [Emmanuel Macron] fait une très mauvaise campagne ou Marine Le Pen est particulièrement bonne ?
Non, Marine Le Pen, elle fait ce qu’elle avait prévu de faire et ce qu’on attendait qu’elle fasse, en jouant sur le terrain social, c’est-à-dire en faisant une imposture sociale. La surprise, c’est la légèreté d’Emmanuel Macron, le manque de gravité, le manque de démarche collective, le manque d’écoute, le manque de sens politique. C’est ce que tout le monde voit et ça inquiète, y compris ses propres soutiens.

Comprenez-vous ceux qui hésitent à soutenir Macron ?
Pour ma part, il n’y a pas à tergiverser face à l’extrême-droite, mais je comprends tous ceux qui, dans l’électoral, ont été blessés socialement, blessés par l’indifférence du gouvernement auquel a participé M. Macron, qui n’ont pas envie de se mobiliser. Et leur dire qu’ils sont irresponsables, leur faire la morale, ça ne marchera pas ! Je le répète, c’est à M. Macron de les conquérir.

Article intégral ici.

Une fois n’est pas coutume, je suis même d’accord avec l’article, dans le même journal et la même édition, de M. Tisseron (psychanalyste qui n’est plus à présenter !) lorsqu’il dit qu’Emmanuel Macron manque d’empathie, contrairement à Marine Le Pen qui en use.

Moi qui penchais, au soir du 23 avril, pour un 2e tour sans suspense, devant l’indignité affligeante de cette campagne électorale et ses soubresauts je me pose quelques questions…


Et si Emmanuel Macron ratait l’inratable ?
Et si Marine Le Pen était élue ?
Et si François Hollande laissait, alors que personne ne s’y attend, sa trace dans l’histoire ?
Pas comme il aurait voulu qu’on la retienne, comme un Président « courageux »… mais comme le Président ayant exercé un quinquennat si calamiteux – après toutefois un précédent quinquennat tout aussi calamiteux – qu’il aura servi de marchepied au Front National pour l’accession au pouvoir ?

samedi 22 avril 2017

Les dessous de Marianne


Marianne est dans une cabine d’essayage.

Quelle tenue (couleurs ou tons différents) choisira-t-elle pour participer à la grande soirée du Tour de France ?

Jupe : bleu foncé, bleu marine, carmin, orange ?

Top : orange, carmin, bleu marine, bleu foncé ?

Il n’y aurait pas d’autres couleurs à sa taille. Est-ce qu’elle achètera quand même une jupe et/ou un top d’autre taille et donc d’autre couleur, à la surprise du public ?

Ou bien se décidera-t-elle pour une robe que personne n’a vue, car bien cachée dans un coin de la boutique ?

Tous les journalistes de mode ont prévu un tailleur très serré, mais l'on ne connaîtra son choix que lors de sa sortie sur le tapis bleu blanc rouge.



mercredi 19 avril 2017

Haut votage de plombs


Aujourd'hui, je me suis souvenue que dimanche est le jour du vote pour les présidentielles françaises. Important pour les Français en situation de handicap en Belgique. Pourtant, je ne me fais aucune illusion sur les belles promesses de campagne qu'ils ont tous tenues : « Arrêt de "l'exil" en Belgique ». Tu penses, en fait on sait très bien qu'après les élections présidentielles, ça va reprendre de plus belle, vu le nombre de dossiers en souffrance.

Pourquoi le grand public qui ne sait rien de la situation des familles penserait-il qu’il vaut mieux que les personnes restent sans solution ? Pourquoi croit-il qu’il serait possible de résoudre le problème sur un claquement de doigts, sur une simple décision, en oubliant les années nécessaires pour réformer un système qui a presque un demi-siècle de retard ?

Pourquoi de grandes associations nationales lui font croire cela ? Et au passage que les enfants et les adultes seraient mieux dans LEURS établissements que dans la société, peut-être ? Oh, on vous voit venir avec vos gros sabots médiatiques à l'approche des élections.

Ce n'est pas vous qui portez à bout de bras ces familles qui choisissent la fuite comme dernière solution. Ne croyez pas-vous pas qu’elles ont TOUT essayé en France avant ? Mais où est la simple logique ?

J'aurais tellement préféré qu'un candidat dise qu'il allait faire un plan pluriannuel sur son quinquennat pour apporter des solutions pérennes sans éloignement.

Mais non, ils disent pratiquement tous qu'ils vont « CRÉER des places » (et l'inclusion, alors en en fait quoi de ce « concept » ?)

Au mieux ils disent qu'ils vont embaucher plus d'AVS et les professionnaliser…

Tu parles, cela fait des années qu'on entend ce discours irréalisable. De petits jobs insuffisants pour des personnels précaires, auprès de « bénéficiaires » (sic) encore plus précaires, dont un pays, au bord de la faillite – comme tant d'autres – ne pourra améliorer ni la qualité, ni la quantité, toutes deux largement insuffisantes.

 

Après avoir écrit ces lignes, j’ai relevé mon courrier. Il contenait les professions de (mauvaise) foi [oh, je sais, c’était facile, je n’ai pas pu m’en empêcher].

Mis à part 2 exceptions, la platitude, pour ne pas dire la bêtise, des slogans électoraux est consternante. J'ai jeté au papier sans lire le reste ; de toute façon, j'avais déjà lu les programmes et pas un seul qui convienne vraiment pour le handicap.

Depuis des décennies, les Français ne votent plus POUR quelqu'un aux présidentielles. Dimanche, ils ne sauront même pas CONTRE qui voter...

Ils pourraient avoir plus d'idées au second tour car moins de possibilités, mais alors ils peuvent encore se tromper dans leur choix.

Ils seront tous mauvais ces choix au 1er tour, il faut juste essayer d'éviter les pires. Je n'ai pas dit « le » pire car qu'il n'y en ait qu'un seul est un luxe que n'avons pas, que nous n’avons plus, l’a-t-on jamais eu ? Je ne crois pas, cela ne fait « que » 33 ans que je peux voter…

Alors, oui, dimanche j'irai voter. Même si je vote « contre » contre. Parce que m’abstenir, ben alors je ne pourrais plus me plaindre après… et je compte bien continuer à le faire et même ici.

À dimanche, au bureau de vote à Tournai.


mercredi 5 avril 2017

Foot, une journée pour l'autisme


Le mardi 11 avril, l’APEPA invite toutes les familles avec un enfant/adulte avec autisme, adhérents et sympathisants, à une journée exceptionnelle dans le monde du football. Les collectivités, les classes et toutes les associations spécialisées en autisme sont également les bienvenues, aussi à titre gratuit grâce au club.

À 10h30, vous assisterez à un entraînement de l’équipe du Standard, puis contacts et photos avec les joueurs, et l’après-midi visite des installations du stade des Rouches. Possibilité d’apporter son casse-croûte ou restauration à très bon prix : Boulets sauce liégeoise – compote –frites ou pâtes jambon-fromage sont proposés à 10€, une boisson soft comprise.

La visite vous est offerte, mais l’inscription est indispensable, via ce formulaire électronique.


Rendez-vous sur place au Stade à Sclessin vers 10h, parking gratuit à l’arrière du stade, Rue Ernest Solvay, 439, 4000 Liège

L’évènement Facebook :


Soyons tous Foot !

  


mardi 4 avril 2017

Un tour d'Europe de la situation de l’autisme


Quelle est la meilleure initiative récente ?

Un article de Gazette santé social.

 [… Ségolène Neuville - NDLR Secrétaire d'État aux personnes handicapées] a d’ailleurs commandé l’été dernier à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) un rapport pour évaluer ce plan car « certaines mesures ont eu plus de difficultés que d’autres pour s’imposer dans la réalité et toutes n’ont pas rencontré le même succès immédiat que, par exemple, les unités d’enseignement en maternelle ». […]


[…] Concernant l’inclusion et l’insertion des personnes atteintes de TSA dans la cité, en France, « nous avions jusqu’à peu une forte habitude de l’institutionnalisation. Mais l’objectif ces dernières années est de changer de modèle, surtout au niveau de la scolarisation comme le montre les 110 unités d’enseignement en maternelle », a expliqué Michel Laforcade, directeur général de l’agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine.

[…] En Norvège, l’objectif « est de faire en sorte que les enfants soient scolarisés en milieu ordinaire. Certains en sont encore exclus. Nous travaillons pour les inclure mais encore faut-il que cette scolarisation fonctionne pour eux », a expliqué Joachim Svendsen, du Autism society of Norway. […]

[…] En Suisse aussi un effort est mené, malgré la politique d’institutionnalisation, pour scolariser les enfants de manière intégrée. « Nous n’avons pas de programme spécifique mais ils peuvent, comme les autres enfants dans le besoin, bénéficier d’un accompagnement d’environ quatre heures par semaine », a souligné Marka Laamir, de l’Office fédéral des assurances sociales en Suisse. Pour la formation, ils essayent de faire du job coaching à la personne atteinte de TSA ainsi qu’aux employeurs, « mais c’est encore le début ».
Intégral ici